comment assurer une alimentation nourrissante à un prix abordable et de façon équitable dans le monde d'aujourd'hui ?

# 11/12/2016 à 14:46 AZYMAH

Turquie
Commission : comité ECOSOC
Question : comment assurer une alimentation nourrissante à un prix abordable et de façon équitable dans le monde d'aujourd'hui ?

Aujourd’hui, assurer une alimentation accessible et de qualité suffisante à sa population est une préoccupation de taille pour chaque Etat. En effet, la population mondiale s’accroit à chaque instant, et les besoins en eau et en nourriture, entre autres, de l’humanité croissent avec elle.

La Turquie, avec ses 783 560 km² de superficie, dont 384 000 km² de terres agricoles, n’échappe pas à la règle. Bien qu’elle soit l’un des premiers exportateurs en fruits et légumes, et que le secteur agricole représente 25% de ses emplois, elle a dû couvrir 40% des besoins alimentaires de sa population par des importations en 2011, ce qui la place dans une dépendance alimentaire très forte. Un de ses enjeux principaux dans les mesures à prendre d’ici 2050 est la maîtrise de cette dépendance alimentaire qui a des conséquences néfastes.

Deux principaux facteurs peuvent expliquer ce pourcentage alarmant.
Tout d’abord, la croissance démographique, la Turquie étant passée de 27 millions d’habitants en 1960 à
74 millions en 2014, la demande alimentaire a bien sûr augmenté en conséquence. Cependant, la production agricole n’a pas pu suivre. En effet, les exploitations turques sont peu industrialisées et deux tiers d’entre elles mesurent moins de cinq hectares, ce qui freine leur compétitivité. De plus, elles sont extrêmement dépendantes du soutien à l’agriculture, qui est actuellement dans une période de récession en Turquie, que ce soit en termes de capital brut ou en pourcentage de la production.
En outre, la diffusion du modèle alimentaire occidental dans les espaces urbanisés est en train de causer une révolution du comportement alimentaire, qui entraine une expansion de la consommation de viande, de sucre et de produits oléagineux, alors que la production de la Turquie est actuellement principalement axée sur des produits végétaux, parmi lesquels on peut citer les figues, les olives, le thé ou encore le tabac.

Ceci a bien sûr des effets néfastes sur différents plans, notamment économiques et sociaux.
Pour commencer, l’importation de céréales, dont la plupart sont destinées à nourrir le bétail, a été multipliée par 15 en 50 ans. « Les factures céréalières coûtent cher pour ces pays surtout avec la fluctuation », comme le fait remarquer Pauline Marty, l’une des chercheuses de l’étude réalisée par l’Inra. Cela a bien sûr une influence sur le prix de l’alimentation.
Plus grave encore, les besoins alimentaires de la population turque ne peuvent plus être entièrement satisfaits. Cela est aussi dû au fait que la consommation quotidienne moyenne d’un habitant de la Turquie est passé de 2000 à 3000 Kcal en 5 décennies.

Cependant, la Turquie agit pour lutter face à ce problème.
En effet, la loi sur l’agriculture adoptée en 2006 oriente les dispositions à mettre en place dans le secteur, pose un cadre de soutien au développement rural et environnemental, met en place des structures de financement et d’administration tout en encourageant et facilitant la création de systèmes de gestions agricoles, notamment de contrôles.
De plus, la création, d’un côté de syndicats de producteurs, de chambres d’agricultures et de coopératives, et de l’autre d’entreprises économiques d’états, qui, entre autres, soutiennent les prix en achetant et en stockant des produits, fournissent des intrants aux producteurs, fixent des prix minimaux et versent des subventions, boostent la production et son rendement.
N’oublions pas de préciser que depuis les années 80, les pouvoirs publics sont largement intervenus dans le secteur agricole turc. Citons par exemple les primes instaurées pour les producteurs de denrées dont le pays manque, parmi lesquels figurent les oléagineux, l’huile d’olive ou en encore les légumes secs, les assurances en cas de sinistres dus à une catastrophe naturelle, la fixation de prix de vente minimaux, et de nombreuses mesures mises en place au niveau des douanes pour encourager l’exportation et les échanges frontaliers.

Finissons en évoquant le projet de mise en œuvre de la réforme agricole (TRUP) actif de 2001 à 2008 et étayé par la banque mondiale regroupant de très nombreuses réformes, dans le but de renforcer l’agriculture turque mais aussi de stabiliser son économie.

La Turquie est donc sur la bonne voie, comme le dit le ministre turc de l’agriculture, Mehmet Mehdi Eker, à propos d’un récent rapport de l’OCDE, « ce nouveau rapport montre que la Turquie a connu une augmentation constante de sa production agricole en valeur, en dépit d'une diminution de sa population agricole. L'OCDE montre aussi que la Turquie [...] contribue ainsi à la sécurité alimentaire à l'échelle mondiale ».

# 20/02/2017 à 09:42 Yanis Jabir

Délégation du Kazakhstan
Comment assurer une alimentation nourrissante a un prix abordable et de façon équitable dans le monde d’aujourd’hui ?

La Délégation de la République du Kazakhstan est ravie de participer à ce HDBMUN 2017, et souhaite de riches discussions, débats et aboutissements entre les différentes délégations.
Honorable présidence, chers délégués
Le sujet de l’alimentation nourrissante à un prix abordable et équitable est un sujet qui touche particulièrement la délégation du Kazakhstan.
La République du Kazakhstan est un pays situé majoritairement au nord de l'Asie centrale et en partie en Europe orientale. Le Kazakhstan partage des frontières avec la Russie, l’Ouzbékistan, le Kirghizistan et le Turkménistan mais partage également une rive avec la mer Caspienne, qui est en réalité un immense lac fermé.
Le Kazakhstan se trouve qualifié de « grenier à blé de l’Asie » et tente de s’encrer dans la mondialisation mais pour cela il a besoin de moyens techniques étant donné son enclavement dans les terres.
La situation alimentaire du Kazakhstan est bonne, moins de 5% de sa population souffre de la faim.
La République du Kazakhstan se hisse au même rang que la France ou les Etats-Unis.

Merci de votre écoute,

# 20/02/2017 à 12:23 Nora Beraaouz

Forum : ECOSOC
Question : Comment assurer une alimentation nourrissante à un prix abordable et de façon équitable dans le monde d’aujourd’hui ?
Soumis par : Egypte

Dès sa constitution, l'ONU a identifié l'accès à une nourriture suffisante à la fois comme un droit de l'individu et une responsabilité collective. Cependant de nos jours, l’accès à la nourriture tant en qualité qu’en quantité a un prix raisonnable est soumis à de nombreuses contraintes pour beaucoup de pays.
Les ressources alimentaires que produit la terre suffiraient à nourrir toute l’humanité, pourtant sur 7.4 milliards d’habitants que compte notre planète, 800 millions souffrent de la faim et 2 milliards sont mal nourris.
Le plus souvent, les crises alimentaires sont causées par les aléas du climat, les conflits ou les crises financières auxquels s’ajoute la spéculation sur les denrées de première nécessité.
Paradoxalement 1.3 milliards de tonnes d’aliments est gaspillés dans le monde chaque années, ce qui suffirait très largement à alimenter tous ceux qui ont faim. De plus, l’augmentation de la population nous obligeras a doubler la production agricole mondiale en 2050, malgré moins de terres cultivables conséquence de l'élévation du niveau de la mer due au réchauffement planétaire ainsi qu’à l'urbanisation croissante.
En Egypte il y a 85 millions d’habitants qui se repartissent à 90 % sur le pourtour du Nil car 94% du territoire est désertique, de plus 25% de la population Égyptienne souffre de pauvreté.
De plus nous devons faire face à une très forte croissance démographique, ce qui influence fortement notre sécurité alimentaire malgré la mise en place dans les années 1980 d’une politique agricole qui nous a permis d’augmenter notre production de fruits et de légumes. Nous restons dépendant des importations en denrées de base comme le blé, l’huile les légumineuses et la viande.
Un Égyptien consomme en moyenne 5 pains par jour ce qui fait de nous le premier importateur au monde de blé avec 11 millions de tonnes par an. Cette importation représente une grosse part du budget de l’état.
L’Egypte est l’un des pays du monde où la superficie cultivable par habitant est la plus faible 0.06 hectare et le manque d’eau limite l’accroissement des terres cultivées. Le Nil est essentiellement la seule source d’eau potable du pays. Des opérations de nationalisation et d’amélioration de l’irrigation agricole sont mises en place pour préserver les ressources en eau.

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