Quelle sécurité dispensée pour protéger l’accès à l’information en ligne ?

# 29/12/2016 à 15:33 Nabil Aich

Nabil Aich, HdBMUN 2017
TPG
Comité : Comité des Droits de l’Homme
Problématique : Quelle sécurité dispensée pour protéger l’accès à l’information en ligne ?
Pays : République du Sénégal
• Le développement des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) constitue un tournant majeur de la civilisation humaine. Le réseau Internet constitue aujourd’hui l’illustration parfaite des possibilités offertes par les technologies de l'information et de la communication, qui grâce aux services disponibles (technologies numériques de communication, de transmission et d’archivage de l’information, etc.) demeure un puissant vecteur de communication utilisé par des millions de personnes.
• Ce passage de l’analogique au numérique annonce en réalité l’avènement d’un nouvel âge et d’une véritable « révolution numérique » qui n’a pas manqué de changer profondément la physionomie de la société traditionnelle qui s’est très vite transformée en une société de l’information où le bien informationnel est devenu un enjeu stratégique très convoité.
• Mais si l’interconnexion permanente des réseaux informatiques constitue un enjeu majeur consistant pour les Etats à tirer parti des possibilités qu’offrent les technologies de l’information et de la communication en faveur des objectifs de développement énoncés dans la Déclaration du Millénaire, du développement des transactions commerciales et de la bonne gouvernance, il reste que l’espace numérisé qu’offrent les technologies de l'information et de la communication notamment l’Internet, est de plus en plus le lieu pour commettre des agissements répréhensibles de toutes sortes, attentatoires tant aux intérêts des particuliers qu’à ceux de la chose publique partout dans le monde.
• L’irruption de ce nouveau phénomène criminel dénommé cybercriminalité caractérisé par son absence de frontières, son immatérialité, sa volatilité et l’anonymat de ses acteurs a contribué à brouiller les repères du système pénal international dont les réponses traditionnelles et permanentes, conçues et élaborées pour un environnement matérialisé, se sont vite révélées inappropriées et inadaptées pour saisir cette nouvelle réalité de l’ère numérique.
• Ainsi, l’examen de la législation pénale sénégalaise a permis de constater son inadaptation par rapport aux spécificités de la délinquance numérique, aussi bien en droit substantiel qu’en droit procédural. Ce qui a mené en avril 2008 à l’adoption et à l’application de plusieurs projets de lois portant sur la protection des données à caractère personnel, les transactions électroniques et la cybercriminalité
• S’inscrivant dans la continuité de cette loi, de nombreuses mesures ont été prises afin d’appliquer cette dernière sur le terrain et de manière opérationnelle comme en témoigne Pape Assane Touré, Secrétaire général adjoint du Gouvernement, en charge des affaires législatives et réglementaires et ancien président du Comité de rédaction de la loi sénégalaise sur la cybercriminalité ayant participé aux travaux de rédaction de la directive de la CEDEAO sur la cybercriminalité « Dès 2008, nous avons senti la nécessité de mettre en place un cadre juridique intégral qui concerne tous les secteurs. Sur le plan judiciaire, les magistrats ont commencé à mettre en œuvre ce dispositif sur le terrain. La police nationale est dotée d’une brigade spéciale de lutte contre la cybercriminalité. La gendarmerie est en train de mettre en place un laboratoire d’investigations pour contrecarrer ce phénomène. La commission des données à caractère personnel est fonctionnelle depuis trois ans. Son rôle, c’est de protéger la vie privée des Sénégalais dans le cyberespace».
• Aussi, pour réitérer et témoigner de sa détermination d’éradiquer ce fléau qu’est la cybercriminalité, le président de la République Macky Sall vient de donner des instructions au Premier ministre pour l’introduction dans le circuit d’un texte portant création d’un centre national de lutte contre la cybercriminalité. Ce sera une structure de renseignement, de veille et de prospective qui sera chargée de sensibiliser les populations et de former les acteurs. Ce centre national servira aussi de plateforme de coordination des activités liées à la cybersécurité au Sénégal.
• De ce fait, afin d’approfondir sa collaboration et renforcer ses capacités, l’Agence De l’Informatique de l’Etat (ADIE) du Sénégal et son homologue de France, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), ont signé "un protocole de partenariat" portant sur la sécurité du cyberspace entre les deux pays.
• La République du Sénégal croit fermement en l’efficacité d’une action conjointe de tous les pays le souhaitant dans le but de combattre ce type de crime et de protéger l’accès à l’information en ligne à l’échelle internationale grâce à la collaboration entre les différentes agences nationales en charge de veiller à la sécurité des systèmes informatiques et des gouvernements.

Répondre à ce message

Code incorrect ! Essayez à nouveau