Quelle sécurité dispensée pour protéger l’accès à l’information en ligne ? Chine

# 31/12/2016 à 20:30 Yasmine Bouri

Texte de politique général

Commission : Comité des Droits de l’Homme

Question: Quelle sécurité dispensée pour protéger l’accès à l’information en ligne ?

Auteur : République populaire de Chine

• Les moyens d'information et de communication sont devenus indispensables dans les sociétés actuelles. Or, le réseau internet est immatériel ; sans frontière, évolutif, anonyme, l'identification certaine d'un agresseur y est délicate.

• La menace est multiforme : blocage malveillant, destruction matérielle (par exemple de satellites ou d'infrastructures de réseau névralgiques), neutralisation informatique, vol ou altération de données, voire prise de contrôle d'un dispositif à des fins hostiles.
• De plus, Internet fait les frais des luttes d’influence entre Etats. La généralisation de la surveillance est l’un des enjeux majeurs des acteurs qui se battent pour contrôler la gouvernance du Net.

• La Chine et la Russie sont aujourd'hui les principaux promoteurs de règles contraignantes au niveau international sur la sécurité dans le cyberespace. Ainsi, ces deux pays ont proposé en 2009 un code de conduite à l'Assemblée générale des Nations Unies.

• Lors de la conférence mondiale des télécommunications de Dubaï en décembre 2012, la Chine a soutenu une proposition destinée à étendre de manière drastique le contrôle de l’ITU (International Telecommunication Union : la plus ancienne organisation internationale technique de coordination des télécommunications) sur Internet. Cette enceinte est utilisée par la Chine et la Russie comme un des vecteurs de leur approche de la cybersécurité, ainsi que par la majorité des pays en voie de développement. La Chine avait l’appui de la Russie, de l’Arabie Saoudite, de l’Algérie et du Soudan pour remettre en cause entre autres le rôle de l’ICANN dans l’attribution des noms de domaines et des plages d’adresse IP, la protection de “la sécurité physique et opérationnelle des réseaux”, l’utilisation du DPI dans les réseaux de nouvelle génération .

• Lors d'un séminaire intitulé « Cybersécurité : la Chine et le monde », qui s'est tenu en mai 2012 à Pékin, en présence de plus de 80 experts originaires d'une vingtaine de pays, le chef adjoint de l'état major de l'armée populaire de libération chinoise, le général Ma Xiaotian, a rappelé que la Chine était également victime d'un grand nombre d'attaques informatiques et il a appelé la communauté internationale à conjuguer ses efforts pour formuler des règles contraignantes afin de réguler le « cyberespace ».

• La Chine, qui est le pays qui compte le plus d'internautes au monde, figurerait ainsi à la première place des pays victimes d'attaques informatiques, avec 217 millions d'utilisateurs chinois d'Internet victimes en 2011, selon un rapport du CERT national chinois publié en mars 2012.

• Il existe différentes conceptions entre les Etats, en particulier entre ceux, comme les pays occidentaux, qui sont attachés à l'espace de liberté que représente Internet, et d'autres, comme la Russie ou la Chine, qui, inquiets du rôle joué par l'Internet et les réseaux sociaux notamment à la lumière des révolutions du « printemps arabe », cherchent à restreindre les droits et libertés sur ces nouveaux médias et à contrôler le contenu même des informations.

Yasmine Bouri

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