Quel moyen mettre en œuvre pour permettre aux citoyens de s'engager tout en respectant sa liberté politique ? Chine

# 31/12/2016 à 20:32 Yasmine Bouri

Texte de politique général

Commission : Comité des Droits de l’Homme

Question: Quel moyen mettre en œuvre pour permettre aux citoyens de s'engager tout en respectant sa liberté politique ?

Auteur : République populaire de Chine

• Depuis la fin du XIXe siècle, le gouvernement chinois a prôné l'établissement d'un état fort pour assurer la prospérité économique et l'harmonie sociale. La conception chinoise des droits, se concentre sur les obligations du citoyen d'assurer un état prospère et puissant et non sur l'obligation du gouvernement de garantir des libertés. Suivant cette tradition, les autorités chinoises ont toujours souligné « des droits positifs (matériels) » par exemple nourriture, abri, vêtements et non « des droits négatifs (immatériels) » tel que le droit à la parole, l'expression, la liberté d'assemblée comme droits fondamentaux devant être assurés par le gouvernement.

• Le gouvernement chinois soutient que la notion de Droits de l'Homme devrait inclure des normes de qualité de vie, des mesures de santé et de prospérité économique. En analysant la situation des Droits de l'Homme dans sa propre nation ou à l'étranger, la République populaire de Chine décide de tenir compte des tendances sociales telles que le crime et la pauvreté. En d'autres termes, le gouvernement chinois voit l'augmentation du niveau de vie des chinois comme indicateur de l'amélioration de la situation des Droits de l'Homme ; il y a donc une différence significative des points de vue quant au contenu de la notion de Droits de l'Homme.

• La victoire sur le Japon, en 1945, donna une nouvelle chance à la Chine d'évoluer vers un gouvernement moderne, mais la victoire communiste sur les Nationalistes lors de la guerre civile plongea la Chine dans le totalitarisme. La « nouvelle Chine » née en 1949 proclama que « le peuple est souverain », mais mit en place un système dans lequel c'est le Parti qui est tout puissant.

• Deng Xiaoping avait proposé la locution « socialisme de marché » pour qualifier l'évolution de la RPC.
• Le gouvernement de la RPC est contrôlé par le Parti communiste chinois. Les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ne sont pas séparés, la RPC est une dictature, un régime autoritaire. Cette abscence de séparation des pouvoirs a provoqué une longue succession de désastres sur le plan des droits de l'homme, y compris la « campagne anti-droitiers » (1957), le « Grand bond en avant » (1958-1960), la « révolution culturelle » (1966-1969), le « massacre du 4 juin (Tiananmen) » (1989), ainsi que la répression actuelle de toutes les religions non-autorisées, la suppression du mouvement « weiquan » [mouvement de défense des droits civiques tels qu'énoncés dans la constitution chinoise et dans le Protocole de l'ONU signé par le gouvernement chinois].

• Bien que des pas aient été faits dans le sens d'une libéralisation politique, notamment à travers des élections contestées au niveau des villages, le parti garde le contrôle effectif sur les décisions gouvernementales. Utilisant des méthodes autoritaires pour mater les contrevenants, l'État tente de réduire les dissidences en améliorant l'économie, permettant dans une certaine mesure l'expression critique, et tolérant parfois des voix ouvertement critiques quand elles ne sont pas considérées comme subversives, organisées.

• Pendant toute cette période, le peuple chinois a payé un prix colossal. Des dizaines de millions de personnes ont perdu leur vie, et plusieurs générations ont vu leur liberté, leur bonheur, leur dignité humaine disparu.

• Au cours des deux dernières décennies du XX° siècle, la politique de « réforme et ouverture » du gouvernement a soulagé le peuple des effets de la pauvreté et du totalitarisme de l'ère de Mao Zedong, et a eu pour effet d'améliorer le niveau de richesse et les conditions de vie de nombreux Chinois, ainsi que le rétablissement partiel de la liberté économique et des droits économiques.

• La société civile a commencé à se développer, et les appels en faveur de plus de droits et de libertés politiques se sont également multipliés. Alors que l'élite au pouvoir a elle-même opéré un glissement vers la propriété privée et l'économie de marché, elle est progressivement passée d'un refus absolu de tout « droit », à la reconnaissance partielle de ceux-ci.

• En 1988, le gouvernement chinois a signé deux importants pactes internationaux sur les droits de l'homme ; en 2004, il a amendé la Constitution pour y inclure la phrase « respecter et protéger les droits de l'homme » ; et, en 2008, il s'est engagé à promouvoir un « plan national d'action en faveur des droits de l'homme ».

• La Chine a de nombreuses lois mais pas d'Etat de droit, elle a une Constitution mais pas de gouvernement constitutionnel. L'élite au pouvoir continue de s'accrocher à son pouvoir autoritaire et à repousser toute évolution vers des changements politiques.

• Le résultat est une corruption officielle endémique, un affaiblissement de tout Etat de droit, des droits de l'homme faibles, l'effondrement de toute éthique publique, un capitalisme de copinage, des inégalités croissantes entre riches et pauvres, le pillage des ressources naturelles, ainsi que de notre environnement historique et humain, et l'exacerbation d'une longue liste de conflits sociaux, y compris, dans la dernière période, une animosité croissante entre les gens ordinaires et les officiels.

• Le gouvernement chinois voit l'augmentation du niveau de vie des chinois comme indicateur de l'amélioration de la situation des Droits de l'Homme. La RPC font du droit matériel à tous une priorité contre les droits matériels tel que la liberté d’expression …

Yasmine Bouri

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