TPG - Comment sécuriser l'accès aux organisations humanitaires dans les pays en conflit ?

# 31/12/2016 à 20:15 Izza Echiguer

Comité : Conseil de sécurité
Sujet : Comment sécuriser l'accès aux organisations humanitaires dans les pays en conflits ?
Pays : République Populaire de Chine

Les guerres, les catastrophes naturelles ou encore les famines font que chaque jour, des milliers de personnes meurent de faim, se retrouvent sans abris ou encore n’ont pas accès aux soins médicaux. Ne pouvant survivre dans un tel environnement sans aide extérieure, l’aide humanitaire est le dernier recours des populations touchées par ces fléaux. Apporter des secours immédiats dans une situation d’urgence, sauver les gens, leur donner de l’espoir ainsi que les aider à se reconstruire sont les objectifs premiers de toute intervention humanitaire dans les zones en conflits. Selon le comité international de la Croix-Rouge, l’aide humanitaire se veut universelle (s’adressant à toutes les victimes dans le monde), impartiale (peu importe leur nationalité, religion, ethnie ...), indépendante (ne devant pas se soumettre aux directives extérieures) ainsi que neutre (sans considération politique). Au cœur des conflits qui divisent le monde, l’action humanitaire tente de se frayer un chemin pour apporter de l’aide aux populations dans le besoin. Cependant la présence d’organisations non-gouvernementales(ONG) dans ces zones de conflits revête des enjeux aussi nombreux que délicats.
Apporter son aide dans des zones en conflits présente néanmoins un dilemme .En effet, au cours de la première moitié de cette décennie, plus de 2 000 travailleurs humanitaires ont été enlevés, extorqués, utilisés comme cibles de substitution, bombardés, assaillis, abattus ou autrement attaqués pour avoir fait leur travail. Mais le désir de venir en aide étant plus fort que la peur des dangers régnant dans les zones en conflits, la Chine est par exemple présente en Afrique, où une multitude de tensions sont ou ont été présentes.
La neutralité dans une zone où des aides humanitaires sont présentes étant quasi-impossible ainsi que le manque de zones d’aides clairement délimitées signifient que toutes aides administrées peuvent être détournées par les belligérants. Néanmoins, la Chine a renforcé son engagement vis-à-vis de l’Afrique qui, par conséquent, s’est retrouvée impliquée dans des zones de conflits africains, parfois par défaut.
La Chine offre une alternative politique, économique ainsi que sécuritaire à plusieurs pays africains dont certains connaissent des tensions. Par exemple, des pays tels que le Soudan ou encore le Zimbabwe, en autarcie, dépendent de la Chine pour les équipements militaires. Malgré le fait que la Chine soit un fournisseur remarquable d’armes et d’équipement militaire pour les pays africains, sa présence militaire sur le continent est limitée au personnel assigné aux opérations ayant pour objectif le maintien de la paix, menées par les Nations Unies. La République Populaire de Chine a très rarement recours aux forces navales, le dernier bateau envoyé datant de 2002. La Chine n’a toujours pas envisagé d’élargir son influence navale dans la côte africaine, mais est certainement intéressée par la protection des voies maritimes qui par exemple acheminent le pétrole du Soudan afin de lutter contre la piraterie. Fin 2009, la Chine dénombrait 1745 troupes, policiers et observateurs assignés à 6 sur 7 opérations de maintien de la paix en Afrique. Les unités les plus importantes se situant au Liberia, Soudan du Sud, Darfour (ouest du Soudan) ainsi qu’en République Démocratique du Congo. La République Populaire de Chine, du haut de ses 3% de participation au budget de l’opération du maintien de la paix des Nations Unies, détient le plus grand nombre de casques bleus en Afrique par rapport aux autres membres permanents du Conseil de Sécurité. L'assistance chinoise en matière de déminage a contribué positivement aux situations post- conflictuelles en Afrique. Au cours des deux dernières années, la Chine forma l'Angola, le Mozambique, le Tchad, le Burundi, la Guinée-Bissau mais aussi le Soudan au déminage. La Chine a également donné du matériel de déminage à tous les pays bénéficiant de formations en déminage.
Les actions prises par la Chine telles que l’envoi de casques bleus, la lutte contre la piraterie ou encore les formations en matière de déminage l’engagent donc de façon positive dans les zones de conflits africaines actuelles ou anciennes. Ces efforts sont généralement salués par les leaders africains ainsi que par la communauté internationale. Les gouvernements africains apprécient la disponibilité d’armes peu chères en provenance de la Chine, spécialement lorsque la demande africaine en artillerie n’est pas en mesure d’être satisfaite par les pays de l’Ouest. Cependant ce flux d’armes tend parfois à renforcer des conflits déjà présents sur le continent. La Chine est également connue pour prendre plus de risques que les pays de l’Ouest, incluant le fait de permettre à des représentants chinois de travailler près si ce n’est dans des zones de conflits. Travailler dans des régions pareilles n’est bien évidemment sans risques. Une façon de progresser vers la sécurité et la protection des ressortissants est de veiller à ce que tous les travailleurs humanitaires soient correctement équipés , formés à la légitime défense et connaissent également la zone de conflits et les dangers qui s'y trouvent. Il est de la responsabilité de la nation et de chaque ONG présente de se concentrer sur l'explication des objectifs de leurs actions et la compréhension des besoins des populations, permettant aux personnes en conflits de faire entendre leurs opinions et poser des questions pacifiquement. Frapper au cœur du manque de compréhension, de la haine aveugle que reçoivent ces travailleurs pacifiques et renverser les notions préconçues est le seul moyen d'assurer pleinement leur sécurité.

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